Lyrics Brüder – French

Frères  /  Brüder (Heinrich Lersch, 1915)

Il y avait depuis longtemps un mort devant notre barbelé,

le soleil l’embrasait, le vent et la rosée le rafraîchissaient.

Chaque jour, je le regardais en face

et chaque fois j’étais plus sûr: “Il sera un frère!”

 

Je le voyais toutes les heures, comme il gisait devant moi,

et j’entendais une voix qui venait des bienheureux jours de paix.

Souvent la nuit, des sanglots qui me réveillaient:

“Mon frère, cher frère, est-ce que tu ne m’aimes plus?”

 

Jusqu’à ce qu’une nuit, je m’approchai de lui, malgré toutes les balles

et je le cherchai, enterrai: un copain étranger.

Mes yeux se trompaient, – Mon cœur, tu ne t’y trompais pas:

Chaque mort a le visage d’un frère.